Vous aurez pu remarquer que le présent numéro de Ekō s’est agrandi de quelques pages. Il faut espérer que cette extension pourra continuer et nous permettre d’insérer davantage d’articles complets sans devoir les découper en deux ou plusieurs « tranches ».
Nous regrettons sincèrement que notre publication en français n’ait pas encore pris corps. Il faut cependant avouer qu’un certain manque de réaction n’est pas fait pour nous encourager à nous lancer dans cette entreprise qui exige des efforts et aussi des frais supplémentaires. Il est inopérant de se plaindre d’un manque de littérature tant qu’on ne fait pas le petit effort de la susciter et de la stimuler.
L’éditorial du présent numéro est une réflexion sur ce que Hiroshima et la bombe du 25 août 1945 peuvent représenter pour l’humanité. Selon l’auteur, cet impact est avant tout à considérer comme un signe de la bêtise humaine. C’est donc en premier lieu sur l’esprit de l’homme, c’est-à-dire de chacun de nous, qu’il faut agir bien plus que sur une interdiction de l’arme, qui n’est pas fin en soi, mais seulement un instrument. S’il n’est pas inutile de manifester une certaine réprobation par rapport aux armes nucléaires, ce n’est cependant pas à ces seules armes qu’il faut se limiter. Il s’agit de ne pas confondre l’arme et le meurtrier: imaginez-vous une cour d’assises qui condamnerait l’arme du crime à la réclusion à perpétuité et laisserait courir l’assassin…
Du Rév. Prof. Yamasaki: la seconde partie de son article “La Noblesse de la Vie”. Les progrès scientifiques et sociaux ne parvenant pas à résoudre les problèmes cruciaux de l’existence, c’est à la spiritualité que l’homme doit avoir recours. Or, dans l’éventail des religions, il n’y a que le Bouddhisme qui ne soit pas en contradiction avec les acquis de la science et qui tienne pleinement compte du rôle social de l’être humain. C’est surtout le Nembutsu qui donne à l’être sa justification et à la vie sa noblesse.
Dans la série consacrée à l’optique bouddhique, le sujet traité concerne cette fois les quatre caractéristiques de l’existence l’impermanence, le non-moi, la souffrance et la libération. Le “gros morceau” du Glossaire parle de la Pratique (Gyō) et de son évolution dans les écoles de la Terre Pure, pour aboutir à la conception du Nembutsu qui n’est plus pratique en soi, mais reflet et fruit de la Grande Pratique du Bouddha. Ce n’est pas le ‘pratiquant’ qui pratique, mais seulement le Bouddha qui pratique au travers du pratiquant.
Sh. Shitoku termine le récit de son voyage au Japon en septembre passé. Il est encore tout ébahi de l’intérêt et de l’attention que ses auditeurs nippons, aussi bien les simples ‘paroissiens’ que les ‘académiques’, ont réservés à ses exposés. Il leur en est d’autant plus reconnaissant qu’il n’a, à aucun instant, eu l’impression d’être regardé comme une “bête exotique”.
L’horaire des offices du Jikō-ji, en page 23, comporte un cas spécial: la festivité du Hanamatsuri, fête de la naissance du Bouddha Shakyamuni et en même temps fête des fleurs et des enfants, aura exceptionnellement lieu au domicile de Sh. Shitoku. Chaque sympathisant y est cordialement invité, mais il importe d’annoncer sa participation au préalable en mentionnant le nombre de personnes adultes et d’enfants. La situation précise du domicile de Sh. Shitoku (avec petit dessin et voies d’accès) sera ensuite communiquée: c’est à env. 40 km au ENE d’Anvers par l’autoroute E3, sortie 21 “Lille”, mais à partir de là, un plan détaillé est absolument nécessaire si l’on ne veut pas se perdre dans les méandres labyrinthiques de la Campine...
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Ekō 21 |
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