C’est le 3 novembre qu’a eu lieu la dédicace de la statue d’Amida Buddha, oeuvre du sculpteur Eri, qui a été installée dans le nouveau sanctuaire (naijin) du Jiko-ji. Nous tenons à remercier chaleureusement tous ceux et toutes celles qui ont contribué à cette réalisation.
Parmi les nombreux invités, nous avons été particulièrement flattés de la forte présence d’amis francophones, venus non seulement de Wallonie ou de la région bruxelloise, mais égaiement du Nord de la France. Autre motif de joie: la présence de représentants des diverses orientations bouddhiques actuellement actives dans en Belgique, démontrant ainsi l’esprit d’unité (‘ekacitta’, ‘i-shin’) qui les anime sur la Multiple Voie du Noble Dharma.
Cette présence nous permet de réaffirmer ici que Jiko-ji n’est pas un endroit réservé ni à la seule région anversoise ni à la communauté néerlandophone ni même à la seule communauté Jodo-Shinshu, mais se veut un lieu de rencontre pour toutes les communautés linguistiques, culturelles ou spirituelles. Le Bouddha ne nous apprend-il pas qu’il faut toujours voir au-delà des fixations, des limites, des idées reçues ou préconçues ?
Notons également que, si les “causes et conditions” sont favorables, nous pourrons après l’été 1986 organiser des séances et/ou cours dans certaines matières typiquement japonaises, comme l’art d’arranger les fleurs, la cérémonie du thé, la calligraphie etc. grâce à la présence au Jiko-ji d’une personne qualifiée en provenance directe de Kyoto.
Notre éditorial parle de l’importance que revêt la gratitude dans le Bouddhisme Shin. Devant l’inanité des calculs égotistes et l’inefficacité des rites et pratiques, il ne reste, dans cet Age du Dharma Décadent, que ce sentiment profond d’humble gratitude envers le Bouddha de l’Infini de la Lumière et de la Vie, laquelle gratitude s’exprime dans Namu Amida Butsu, dépassant ainsi toutes les confrontations sujet/objet, moi/autre, bien/mal. Le bouddhiste manifestera donc cette gratitude aussi pour les échecs et les douleurs de son existence !
Les pages 6 è 10 donnent la traduction du 12e chapitre du Tannisho. Deux motifs se répondent comme en contrepoint: une connaissance intellectuelle des textes et doctrines est-elle indispensable pour réaliser la libération, et: les discussions du genre “Toi tu as tort et Moi j’ai raison” sont-elles profitables ? A la première question, Shinran donne une réponse toute en équilibre et en nuances, alors qu’il conseille une abstinence de toute discussion ne visant en fait qu’à remporter une victoire bien vaine, ces disputes entraînant surtout des sentiments de haines et d’orgueil, étant de surplus bien inutiles. Pour le texte français de ce chapitre, nous conseillons la belle traduction du Tannisho, faite par le Rév. Jérôme Ducor, publiée par l’I.A.B.C. et disponible dans notre Centre.
La 15e suite de la série “La Place de Shinran dans le Bouddhisme” reprend le thème de la nette distinction à faire entre une formule méditative (par ex. un mantra) et le nembutsu. Pour celui-ci ni la langue ni la formulation originelle ni le mode de récitation (rythme, tonalité, accentuation) n’importent. Le nembutsu n’est pas non plus une formule d’adoration (‘bhakti’) puisqu’il exclut toute relation personnelle entre un ‘adorateur’ et un ‘Adoré’. Il n’implique même pas une possible identité des deux aspects de sa formule (un “je” et “Amida”).
S’il faut absolument trouver une détermination plus ou moins intellectuelle (la détermination “esthétique” serait plus valable, mais elle se situerait au-delà du discursif), on pourrait penser une interaction dynamique jouant sur les deux pôles qui eux, n’auraient qu’une valeur relationnelle et donc relative.
Les pages 15 à 19 reprennent in extenso l’exposé fait par le Rév. Toshikazu Arai lors de la 2e Conférence Mondiale de l’I.A.S.B.S (Honolulu, août 1985). Dans ce texte, l’auteur étudie comment on pourrait définir le nembutsu par rapport aux symbolismes religieux tels que ceux-ci ont été définis par Paul Tillich et d’autres chercheurs. Le Rév. Arai arrive à la conclusion que le nembutsu à trop de dimensions diverses pour répondre quelque définitions que ce soit et qu’il faudrait au moins envisager quatre catégories différentes de signes ou symboles, et ce en fonction de l’éclairage que l’on projette sur le nembutsu ou selon la situation dans laquelle il apparaît.
Quant au glossaire, il mentionne e.a. deux notions de grande importance dans le Bouddhisme Shin: “Jiriki”, le ‘propre pouvoir’, pouvoir du moi, - par opposition au pouvoir du Bouddha (tariki ou ‘Pouvoir-Autre’); et “Jodo”, la Terre Pure, égale au nirvana et non point une région mythique ou “paradis” réservé aux élus ou aux plus méritants.
Pour les nouvelles, outre un compte-rendu de la cérémonie du 3 novembre, il y a la nouvelle périodicité d’Eko, puisque celui-ci paraîtra dorénavant en janvier, avril, juillet et octobre, c’est-à-dire avec un décalage d’un mois.
Du 6 au 9 novembre aura lieu à Kyoto la “8th World Buddhist Women’s Convention” que nous avions déjà présentée dans notre numéro précédent.
Les participant(e)s seront logé(e)s et nourri(e)s par les organisateurs; seuls les frais personnels mais aussi le voyage seront à charge des participants. Or le voyage privé étant assez cher, surtout pour les quatre jours de la Convention proprement dite, la compagnie Japan Airlines a eu la bonne idée de proposer ceux et celles qui aimeraient participer à cette Convention, un forfait bien intéressant, comportant l’aller-retour (vol régulier, route polaire), un programme de visites aux hauts-lieux de la culture japonaise (Tokyo, Nikko, Kamakura, Hakone, Kyoto, Nara), ainsi que les repas et les hôtels, tout cela pour douze jours des prix alléchants puisque même inférieurs tout-compris au simple vol aller-retour ordinaire. Voyez dans le texte néerlandais les détails, les prix, les conditions et aussi où s’adresser pour de plus amples informations.
|
|
|
|
|
|
Ekō 32 |
|
|
|
|
|
|
A L’Intention De Nos Amis Francophones |
|
© 2003 |
info-at-jikoji.com | ||||
| home |